L'activité économique

       Uttenheim ne connaît pas de réel développement économique. C'est principalement une commune de résidence pour une population qui trouve son emploi essentiellement à Erstein ou Strasbourg. Tout commerce ayant disparu, il ne reste donc que les exploitations agricoles qui tiennent une place intéressante dans l'économie du village. En 1990, alors que la population était, rappelons-le de 428 habitants, seules 208 personnes faisaient partie de la population active. En 1982, il y avait 192 personnes dites "actives" . Les derniers chiffres indiquent d'ailleurs qu'en 1968, il y avait 112 emplois sur le sol même de la commune, 100 en 1975, 44 en 1982, et 58 en 1990. il y a quelques emplois qui ont été crées entre 1982 et 1990, mais qui restent cependant trop peu nombreux pour parler de développement économique. A cette même date, 22 personnes travaillaient à Erstein, qui est devenu depuis quelques années un pôle de développement industriel assez important. La proximité du lieu de travail, environ 7 km, est un atout intéressant pour les employés. 36 autres personnes se rendent quotidiennement à Strasbourg pour leur emploi.

Consacrons-nous maintenant à la place de l'agriculture dans le village, puisque c'est essentiellement la seule source économique du village. A Uttenheim, nous avons des hommes qui sont voués au travail de la terre et qui vivent des fruits de leurs labeurs. Depuis des siècles, l'agriculture contribue à assurer l'existence de la population à Uttenheim. Depuis des siècles, les hommes de notre village travaillent la terre. Au prix d'une intense activité, ils ont défriché, drainé, endigué et mis des espaces en valeur.

Dans le village, la pratique de la polyculture est intensive. Vers la fin des années 80, la Surface Agricole Utile est de 600 ha pour 25 exploitations. Actuellement, les agriculteurs cultivent beaucoup de céréales, sur 229 ha. Sur cette superficie, 134 ha sont occupés par le blé, 51 ha par l'orge et 43 ha par le maïs. Les plantes sarclées occupent 43 ha, dont 11 ha consacrés à la betterave sucrière. En automne, les choux, livrés à la choucrouterie d'Obenheim, y sont aussi cultivés. Viennent ensuite les cultures fourragères, avec du trèfle et du maïs fourrager, mais qui a tendance à diminuer, avec la régression du bétail dans le village. Enfin le tabac: l'attrait des agriculteurs pour cette culture a toujours été la bonne rémunération. Dès 1830, le village manifestait une certaine vocation tabacole. Aujourd'hui encore, il permet à de nombreux jeunes du village de travailler à sa récolte pendant le mois d'août.

                                                                           Marie NOLD